A qui s’adressent mes cours ?

A tous à domicile dans un  rayon de 15 km autour de la banlieue sud ouest de Montpellier ou par Skype,  pour les français,  francophones ou français de l’étranger qui ont besoin de se  former ou de se perfectionner en français !

Aux collégiens :

Grâce à mon expérience de l’enseignement, les collégiens trouveront des nouvelles méthodes pour appréhender la grammaire et l’orthographe et pour réussir leurs contrôles et les épreuves en français et en histoire de l’art du brevet des collèges.

Aux lycéens  :

Les lycéens trouveront de nombreuses informations sur les auteurs qui font partie de notre histoire littéraire, de nombreux textes analysés et comparés, des méthodes pour gagner des points au bac, des développements de thématiques décrites et écrites par les penseurs, poètes, romanciers, dramaturges et écrivains philosophes à travers les siècles.

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Les candidats au bac français pourront se familiariser avec leurs épreuves en revoyant des méthodologies de commentaires de textes, de dissertations et d’écritures d’invention.

J’accompagne également les étudiants qui préparent des concours ou une épreuve de rédaction est obligatoire,

et les français d’origine étrangère ou en situation d’illettrisme qui désirent améliorer leur pratique du français oral et écrit.


Enfin, les adultes, entrepreneurs, employés ou responsables dans une entreprise,ou en situation de recherche d’emploi, si vous ressentez le besoin de travailler à nouveau votre orthographe, votre syntaxe ou vos écrits, je peux vous donner des cours à domicile ou via Skype, vous envoyer des exercices, les corriger et vous expliciter les règles afin de mieux vous exprimer par écrit et d’améliorer vos performances rédactionnelles !

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 Si vous souhaitez me poser des questions (pour savoir comment se déroulent les cours à distance) ou vous inscrire pour prendre des cours, remplissez le formulaire de contact ci-dessous !

Comment analyser et commenter un extrait de Candide ou l’optimisme de Voltaire ?

 CHAPITRE 19 – CE QUI LEUR ARRIVA À SURINAM, ET COMMENT CANDIDE FIT CONNAISSANCE AVEC MARTIN

     La première journée de nos deux voyageurs fut assez agréable. Ils étaient encouragés par l’idée de se voir possesseur de plus de trésors que l’Asie, l’Europe et l’Afrique n’en pouvaient rassembler. Candide, transporté, écrivit le nom de Cunégonde sur les arbres. À la seconde journée deux de leurs moutons s’enfoncèrent dans des marais, et y furent abîmés avec leurs charges ; deux autres moutons moururent de fatigue quelques jours après ; sept ou huit périrent ensuite de faim dans un désert ; d’autres tombèrent au bout de quelques jours dans des précipices. Enfin, après cent jours de marche, il ne leur resta que deux moutons. Candide dit à Cacambo : « Mon ami, vous voyez comme les richesses de ce monde sont périssables ; il n’y a rien de solide que la vertu et le bonheur de revoir Mlle Cunégonde. — Je l’avoue, dit Cacambo ; mais il nous reste encore deux moutons avec plus de trésors que n’en aura jamais le roi d’Espagne, et je vois de loin une ville que je soupçonne être Surinam, appartenant aux Hollandais. Nous sommes au bout de nos peines et au commencement de notre félicité. »

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? — J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. — Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? — Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait :  » Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère.  » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

Extrait du chapitre 19 de Candide ou l’optimiste – le nègre de Surinam de Voltaire

Avant de commencer notre analyse, nous devons réviser la biographie de Voltaire qui est un dramaturge du 18ème siècle (1694-1778) et un philosophe français qui écrivit contre l’intolérance (voir mon autre article sur Voltaire) . –

Centre d'Accompagnement en Français
Portrait de Voltaire

Candide ou l’optimisme est paru en 1759. Candide est un conte en prose philosophique où Voltaire critique la vision optimiste en réaction envers certains philosophes de l’époque comme Leibniz.

Recherche des axes et de la problématique – partie 1

Trouver les axes et les sous-axes :

Tout d’abord, vous devez vous demander ce que dénonce Voltaire dans le nègre de Surinam. Autrement dit, à travers la réalité historique,  il veut faire réfléchir son lecteur sur  :

  • L’esclavage en dénonçant ses horreurs et ceux qui en profitent
  • Les procédés employés pour se procurer des esclaves
  • Une atteinte à la liberté
  • La religion chrétienne et ses partisans

Que constatez-vous sur le déroulement des événements en lisant cet  extrait ?

  • Candide et  Cacambo rencontrent un nègre au bord d’un chemin, il leur raconte sa misérable vie qui se résume à peu de choses. Ses malheurs sont dus à un commerçant blanc.

Quel est le ton employé :

  • Ironie et humour noir pour nous faire sourire

Quel peut-être la problématique ?

Nous allons évoquer quelques problématiques possibles :

  • Une scène amusante au service de la critique
  • Comment ce texte parvient-il à dénoncer l’esclavage par le rire ?

Voici les informations essentielles qui vous permettrons d’écrire une belle introduction et d’avoir vos axes de travail. A vous de jouer maintenant !!

mais si vous désirez en savoir plus, vous pouvez m’envoyer un message dans le formulaire de contact ci-dessous  !

Comment donner le goût de la lecture à son enfant ?

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Pour accompagner votre enfant, petit ou grand,

dans un processus de lecture, comment faudrait-il s’y prendre ?


Le fait de lui faire faire ses devoirs n’est pas toujours suffisant pour qu’il comprenne les leçons et qu’il ait envie d’apprendre et de se cultiver, de lire les livres de son programme, et au-delà, de lire en général.

L’objectif est de lui donner envie de lire le plus possible en choisissant s’il est réfractaire, des petits textes faciles.. et dont le sujet lui plaît. Le principal est de l’accompagner dans le plaisir de lire, et cela dès les premiers mois de sa vie !!


Voici mes recommandations pour donner le goût de lire à votre enfant :

Lui proposer un choix varié de livres qui s’adressent à l’imaginaire, illustré, en plastique, ludiques (devinettes, jeux dans le livre), bandes dessinées, magazines et journaux pour enfants.

  • Ne pas le contraindre à lire ou lui imposer un rythme
  • et ne pas l’obliger à rendre compte de sa lecture.

Les enfants doivent découvrir leurs propres motivations. Cela signifie qu’ils doivent commencer par une rencontre cruciale avec un livre, qui s’adresse à eux intensément.


Cours à distance via Skype
Je travaille dans toute La France et avec les pays francophones.

Pour un jeune collégien ou lycéen qui pense avoir des difficultés avec le français à l’école,

l’étude de cette langue et des genres littéraires n’est pas agréable.

Nous, les parents et les enseignants, devons alors lui apprendre à lire les oeuvres des écrivains et des petits et grands classiques en prenant le temps de lui expliciter l’intérêt de cet apprentissage, car s’il appréhende la vie de nos prédécesseurs, il comprendra l’intérêt de l’écriture, de la lecture et aussi sa propre vie.

Pour résumer :

Notre rôle de pédagogue est de développer les capacités  de notre enfant à apprendre, à découvrir et à  inventer afin qu’il puisse étendre au maximum ses capacités d’auto-construction.

 

Pour en savoir plus :

L’enfant lecteur – tout pour faire aimer les livres – coll Autrement

Morphologie du conte. V. propp. Coll : points – Seuil

La psychologie de l’enfant –  Jean Piaget

Alice au pays du langage – Maurice Yaguello – (relations jeux poétiques et syntaxe) – Seuil

 

Le peintre et la paire de jumelles – poème en prose

Déposée dans un champ de betteraves en fleurs

la paire de jumelles

les yeux grands ouverts, globulaires

fixe la toile du peintre.

Le peintre est là, devant sa toile

il a fixé le jaune et le vert

il a tracé le champ et les betteraves

mais pas la paire de jumelles.

Le peintre tend la main

il veut saisir la paire de jumelles

mais elle se débat, elle saute sous ses yeux,

par petits bonds, d’un oeil à l’autre.

Elle ne veut pas quitter le champ

le jaune,  le vert, le soleil, la chaleur

elle veut vivre libre dans les parfums des fleurs

sans le peintre et sans son tableau.

Le peintre a un ciseau dans sa main gauche

il transperce la toile

en éclats de jaune et de vert

de champs et de betteraves.

Plus rien ne subsiste du tableau

Il n’y a plus que des lambeaux

Le peintre a crié de douleur

le ciseau est tombé sur la paire de jumelles.

 

Ecrit par Béatrice Monge le 29 juin 2017

 

 

 

Le clandestin – poème en prose

Son abri, il l’avait confectionné sur la plage

loin des curieux, face à la mer.

Il avait assemblé des cartons, taillé des piquets

et regroupé des branches et tôles ondulées.

 

Les pêcheurs s’étaient habitués à lui

ils disaient entre eux que c’était un clandestin

 qui avait déjoué les contrôles

et avait survécu à la traversée de la méditerranée .

 

Moi je pensais que c’était un aventurier

je l’avais croisé un jour au marché

il y déambulait toute la journée

ses yeux noirs avaient glissé.

 

Depuis je le pistais

Chaque jour, il allait dans le village

ramassait les fruits tombés de l’étal

et le soir s’asseyait dans son abri face à la mer.

 

Sa peau était très noire, encore plus que la mienne,

Il était du sud, de la brousse,

Les gens s’écartaient, quand de loin, ils l’apercevaient

ici on n’aimait pas les africains.

 

Moi j’enviais sa liberté

ses bains, ses vagues

la banane qu’il épluchait, le poisson qu’il cuisait

Son silence face à la mer.

 

Un matin, il souriait au vent

deux hommes sont descendus de la dune

des militaires en treillis vert.

J’ai vu et entendu

 

J’ai vu le coup de pied dans les cartons,

les branches et les tôles jetées au loin

j’ai vu la corde qui a servi à attacher ses pieds

et les pêcheurs qui se cachaient.

 

J’ai entendu le coup dans le dos

le cliquetis de la serrure des menottes

la marche sur la plage entre les volutes de sable.

Puis je n’ai plus rien vu ni entendu.

 

Ecrit par Béatrice Monge (tout droit de reproduction est interdit sans mon consentement. Merci)

 

 

 

 

 

 

 

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit (1932)

Au sortir de la guerre, De Gaulle s’interrogeait : de nos jours, le machinisme domine l’univers. De là s’élève le grand débat du siècle : la classe ouvrière sera-t-elle victime ou bénéficiaire du progrès mécanique en cours ?

La parcellisation du travail due à l’application du taylorisme vidait un certain nombre de métiers de leur sens, entraînant une véritable crise d’identité.

De nos jours, les nouvelles technologies de communication ont à nouveau révolutionné le monde du travail de sorte que la question du Général reste d’actualité.

De plus la tyrannie de l’objectif à atteindre au sein des entreprises, l’éloge de la flexibilité et la menace de la précarité renforcent l’interrogation sur la place de l’Homme au sein de l’économie.

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Louis Ferdinand Destouches

La voix dissidente de nombreux artistes dont Louis Ferdinand Céline s’est élevé pour éveiller les consciences.

Comment a-t fait-elle perdurer les valeurs humanistes ?

Il convient ici d’observer que les oeuvres de L.F Céline sont celles d‘un auteur soucieux de nous exposer le monde. Ce souci est celui d’un homme qui s’est heurté au fracas du monde et ne pense qu’à le retranscrire. Le monde mutait en permanence, s’avilissait sans cesse et ces oeuvres en étaient le compte-rendu.

Ainsi à l’image de Montaigne, Céline usait de la satire afin de faire émerger de son récit autant de réflexions sur l’Homme en mettant en scène un narrateur doté d’un sens aigu de l’observation et de la satire comme dans « Des coches ».

Il s’agit là d’une dimension didactique qui révèle la fonction essentielle de ces romans, celle de dévoiler. La part personnelle liée aux expériences de Bardamu (voyage au bout de la nuit) rencontre une part plus universelle, celle des considérations générales et philosophiques qu’il expose.

L.F Céline retranscrit le poids de la hiérarchie, accablante et humiliante. A travers différentes expériences Bardamu constate les disparités existantes entre les groupes sociaux illustrant la rigidité voire la rugosité d’un système social qui broie et avilit les couches inférieures de cette organisation comme les dominants.

C’est le cas lors de son séjour en Afrique où comme nous l’avons rappelé l’organisation coloniale est une transposition du système social occidental avec le directeur de la compagnie et le Gouverneur placés en haut de la pyramide sociale intégrant à sa base les marginaux comme Bardamu, Robinson et les indigènes.

C’est le cas également à Détroit lorsque Bardamu travaille à l’usine dans des conditions épouvantables. Partout règne la misère et partout il est face à des supérieurs méprisants, avilis en Afrique: « Ce ne fut pas une réception enchantée qu’il me réserva le Directeur.

Ce maniaque-il faut l’appeler par son nom-habitait non loin du Gouvernement ou encore plus tard au moment de la visite médicale chez Ford lorsque le médecin lui précise: « Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine. C’est de chimpanzés dont nous avons besoin…».

Pour autant il semble que chez Céline ce soit bien la nature invariante de l’homme, ses instincts qui sont à mettre en cause et non le conditionnement qu’il subirait de la part de tel ou tel groupe social, ainsi dans les colonies certains noirs dépourvus de tout sentiment de classe s’affranchissent de leur base et en cela entérinent la cruauté d’un système fondé sur l’exploitation: « Mais les plus dégourdis, les plus contaminés, devenaient des commis de magasin.

En boutique, on les reconnaissait les commis nègres à ce qu’ils engueulaient passionnément les autres Noirs. ».

Ce dernier point permet à Céline d’accentuer la pesanteur d’un système pernicieux et pourtant inaliénable tant ses fruits viciés répondent aux bas instincts de l’homme.

Qui suis-je en poésie ?

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CHAQUE JOUR JE POSE UNE PIERRE

À MON ÉDIFICE EN CONSTRUCTION

 CHAQUE MOIS MA BÂTISSE

S’ENRICHIT DES MOTS ENTENDUS

DES COULEURS RAVIVÉES,

DES QUESTIONS SOULEVÉES ET DE L’AMITIÉ.

 PARFOIS UNE TEMPÊTE VIENT L’ÉBRANLER

ET UN RAZ DE MARÉE LA SUBMERGER.

 MAIS ELLE RESTE DEBOUT FIÈRE

D’AVOIR LE LANGAGE SUR SON PALIER

DES SAVOIRS SUR SON ESCALIER,

LA LITTÉRATURE DANS LA CHAMBRÉE

LA PASSION DANS SON PLANCHER

ET DES BÂTISSEURS POUR ALLIÉS.

Ecrit par Béatrice Monge

Xavier et moi - Copie

Poème en forme de coeur

Pour lire un autre de mes poèmes intitulé mon « rêve », cliquez ici

L’art de la caricature

Dans le prolongement du cours sur le registre satirique, voici quelques exemples de caricatures et un questionnement sur la censure de la caricature !

Cours de français à distance sur la caricature
Honoré Daumier

Gargantua est une lithographie ‘‘d’Honoré Daumier (1808-1879) », parue le 15 décembre 1831, dans le journal La Caricature.

Cette lithographie est une caricature représentant le roi Louis-Philippe.

Ridiculisé, avec sa tête en forme de poire, sa bedaine et ses rouflaquettes, le monarque avale des sacs d’or prélevés en imposant le peuple, tout en rétribuant ses sbires de pièces qui s’en échappent, puis les défèque en titres (nomination de pair, brevet de la légion) et décorations au profit de la classe privilégiée, depuis la chaise percée sur laquelle il est assis.

Né au début du XIXe siècle comme les romanciers et poètes Victor Hugo qui était le lus populaire des écrivains de  son époque (1802-1885) (Notre Dame de Paris, 1831) et Gérard de Nerval, Honoré Daumier__ a été emprisonné, à cause de cette caricature, durant 6 mois dont plusieurs dans un asile d’aliénés.

Nous sommes actuellement au XXI siècle, nous ne sommes plus sous le joug de la monarchie :

Ainsi, en mai 2014, il est sorti un film dénommé  » Caricaturistes » – fantassins de la démocratie

avec 12 fous formidables (dont Cabu), drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes qui défendent la démocratie en s’amusant, avec comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont: français, tunisiens, russes, mexicains, américains, burkinabés, chinois, algériens, ivoiriens, vénézuéliens, israéliens et palestiniens.

Voici une de leurs caricatures :

leçon sur la caricature du centre d'enseignement du français
Caricaturistes : affiches d’un collectif dont Cabu

Mais aujourd’hui; la grande question est de savoir si en 2015, les caricaturistes peuvent encore dessiner en toute liberté, comme l’a fait Charlie Hebdo depuis 1969. :

Leçon sur la caricature de Béatrice Monge
Peut-on rire de tout ?

Car nous le savons tous que l’hebdomadaire » satirique‘ a été la cible de menaces et d’un incendie criminel après la publication de caricatures de Mahomet en 2006. Malgré tout, ils n’ont jamais hésité à publier des dessins provocateurs, et de se moquer de tout : des hommes politiques, des religions, des stars en tout genre… La preuve en images.

Hommage à cabu

Et aujourd’hui, qu’en-est-il, les caricaturistes doivent-ils se censurer ???

L’oasis de Ksar Ghilane

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Pour lire la première partie de l’extrait : c’est ici

Cet extrait correspond à l’arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane, c’est-à-dire à la fin de la randonnée que j’ai faite dans le Grand Erg Oriental.

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour dans le désert, pourtant aucun d’entre nous n’y fait allusion. Le langage ne sert à rien pour exprimer ce que chacun ressent lorsque survient ce dernier jour. Cela se respire, se flaire, se hume.

Car aujourd’hui, alors que nous allons depuis tôt ce matin vers l’oasis et la source thermale chaude (33°) de Ksar Ghilane, point ultime de notre marche, je sens une métamorphose – à peine perceptible pour certains – dans la manière d’être de chacun. L’harmonie est rompue ou plutôt est-elle seulement fragilisée. Même les chameliers ont momentanément perdu leur jovialité et semblent subitement bien épuisés.

Durant un laps de temps, je persiste à ne regarder que le désert derrière moi.

Je résiste à l’appel du couchant, aux émanations troublantes de l’humanité, à la vision de la palmeraie et à son tapis de fleurs jaunes.

Je ne veux pas trouver cette oasis attrayante. Je ne veux pas m’enthousiasmer. Et pourtant, le lieu est plaisant, il y des tamaris, des palmiers- dattiers de toutes tailles, des arbres fruitiers, de l’ombre, de l’herbe verte, la fameuse source d’eau chaude, et à un quart d’heure, un petit fort romain à l’abandon.

Seul le lieu est méconnaissable. De sable fin et souple, l’endroit est devenu sable tassé et endurci, végétaux, odeurs, champs, plantations, canaux d’irrigation, puis lieu de villégiature avec campements, tentes bédouines et douches, cafés, boutiques de souvenirs, constructions diverses, chaises et tables en plastique, touristes, cyclistes, joggers et employés. Et tout ceci grâce à la volonté d’une poignée d’hommes français et de l’un en particulier (m’a-t-on dit) durant plusieurs années.

Nous déposons nos affaires sous un palmier majestueux, les dromadaires s’assoient à l’ombre, les chameliers sortent, comme à leur habitude, de la nourriture, des plats et des couvertures des sacs.

A sa suite, nous empruntons alors une large, longue et poussiéreuse allée que nous longeons sur plusieurs centaines de mètres sans apercevoir la source.

Le soleil brûle cette allée plus qu’aucun recoin de l’Erg franchi ces derniers jours. C’est la fournaise.

En sueur et cuits à vif, nous arrivons enfin à ce qui ressemble à une mare. D’un vert émeraude assez soutenu, elle est ronde et creusée dans la terre.

On m’a appris que cette source était à la même température toute l’année et que l’hiver, l’eau fumait (puisqu’elle est bien plus chaude que la température extérieure).

La source est bordée sur tout un côté de tables de café et d’une ou deux échoppes pour touristes. Quelques hommes sont assis, d’autres se baignent, d’autres discutent en buvant un thé.

Enfiler un maillot de bain dans ces conditions ne paraît pas aisé. Et bien voilà, ça y est, je suis en maillot une pièce et pieds nus, je franchis les quelques mètres qui me séparent de l’eau salvatrice. Je devine des regards posés sur mes hanches, je les devine en train de remonter sur ma taille, sur mes épaules et enfin sur mes cheveux.

Mon corps a disparu dans l’opacité, fusionnant avec l’élément dès la première complicité. Palper le chaud liquide, ébaucher quelques brasses, se sentir aérien et agile comme une anguille dans son milieu naturel, tout cela éclipse le malaise du départ prochain.

Cependant la fin de cette baignade est proche.

Oh ! Je n’avais pas encore remarqué la présence du conteur. Et pourtant, il est à côté de moi, il s’est baigné, il s’essuie. D’où peut-il bien sortir ?….

Ecrit par Béatrice Monge

Si vous désirez lire ce récit de voyage en entier, prière de s’inscrire  dans le formulaire de contact pour me faire savoir ! Merci.

 

Randonnée chamelière dans le Grand Erg Oriental en Tunisie

Récit de voyage de Béatrice Monge

J’ai fait un voyage en Tunisie en 2004. Les passages choisis  ici correspondent à des extraits de mon magnifique périple de six jours à travers le grand Erg Oriental. Outre la beauté saisissante du paysage, nous étions amenés à déposer par écrits nos impressions. De cette activité est née mon récit de voyage, que j’ai illustré de 17 aquarelles.

J’avais pris l’avion à Paris direction Djerba. De Djerba, des voitures nous attendaient.Direction Matmata, Douz et le désert !

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Le grand erg oriental, couleurs du matin

Arrivée dans le désert – partie 1

Nos accompagnateurs s’affairent, ils descendent nos sacs lourds et volumineux des voitures, tandis que les uns et les autres, nous nous efforçons d’enrouler nos chèches colorés autour de la tête. Certains y arrivent très vite, ils se sont déjà entraînés, d’autres comme moi doivent s’y reprendre à maintes reprises. Mais personne ne les rejette. Peut-être parce qu’ils font partie du contexte, du lieu et de la chaleur et il est conseillé dans le désert de se protéger des rayons ardents du soleil et peut-être aussi cela amuse-t-il certains de faire des effets de style.

La marche vers l’inconnu, notre périple de cinq jours va débuter et pour la première fois depuis des semaines, peut-être des mois, je n’ai qu’une chose à faire, m’émerveiller des choses qui se déroulent sous mes yeux. Je sais que j’ai le temps, que les repas pris tous ensemble autour du feu donneront une saveur nouvelle aux aliments et que les nuits seront fraîches et remplies d’ombres qui glisseront sur la dune.

Notre marche débute – partie 2

Rapidement les derniers petits sacs et couvertures sont ramassés. La marche à travers le désert va pouvoir enfin débuter. La caravane se prépare. Une brise se lève.

Je n’ose pas le croire, mes pas, immédiatement, emboîtent ceux d’un dromadaire. Je suis sa cadence silencieuse et son odeur âcre. Je suis emportée, comme soulevée vers cette palette d’or et de grains qui sature l’espace, extrême dans ses pleins, ombrée dans ses recoins, ondulante dans ses mouvements. Des grains qui roulent sous un vent invisible, sous la patte du temps et des animaux. Des particules unifiées où l’œil s’égare. Un océan de sable, de montagnes, de vallons.

J’aurais envie de me réfugier dans un creux et de m’enfoncer dans la chaude profondeur, mais je poursuis la marche, inlassablement, sans toutefois réussir à parcourir la distance que le désert installe entre lui et moi, sans arriver à comprendre le mystère de l’attraction, cet envoûtement du rien ou du presque rien, la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin. Je relie les points, identiques et différents à la fois, assoiffée de jours et de nuits dans le Sahara sans fin…….

.. Plusieurs heures ont passé. et même la première nuit…partie 3

Il est six heures du matin. Généralement, à cette heure, en France, je n’arrive pas à me lever. Là, je suis remplie d’enthousiasme. J’ai hâte de rejoindre les chameliers, le feu qu’ils ont déjà allumé, et de franchir pas à pas et une à une les dunes qui paraissent si accessibles en leur présence.

Aussitôt, on me fait signe de me servir. Au menu, du pain confectionné comme la veille, je le suppose par Ibrahim, de la marmelade de coing, de l’huile dans le creux d’une assiette et du thé ou du café. Tout ceci est posé sur la couverture étendue sur le sol comme la veille au soir. Youssef verse du thé dans mon verre. Le pain est chaud, bien moelleux. Le thé est fade, il a même plutôt mauvais goût. L’huile, je la laisse de côté.

Toutes mes affaires sont rangées dans mon sac trop rempli et trop lourd, je viens de m’en apercevoir. Nous sommes sur le point de partir….

Des dromadaires qui courent dans le désert du matin, une image inoubliable – partie 4!

Pour lever le camp, ne manque plus qu’Ibrahim. Il est parti chercher ses dromadaires, il a disparu, longtemps, très longtemps.

Ah ! Le voilà ! Au loin, j’aperçois un cavalier qui galope à vive allure sur une monture peu ordinaire. Derrière lui courent deux autres dromadaires attachés au sien. Ils balaient le sable qui s’envole autour d’eux. Le corps du chamelier se soulève fièrement, voltigeant sur sa monture.

Dans sa course, l’animal est souple, aérien, adroit, élégant. L’homme est léger, attendri, affectueux. L’un et l’autre, l’un sur l’autre, ils constituent un spectacle saisissant de liberté et d’amour de liberté. Rien ne peut les arrêter dans cet espace nu, rien.

Il est descendu de sa monture. Dans son visage éclate son épanouissement intérieur. Il se presse à peine mais sa puissance est telle qu’en peu de temps, les derniers sacs sont chargés et la caravane est prête à s’enfouir dans les sables.

Mais Depuis tout à l’heure, un dromadaire m’examine avec un air légèrement désinvolte…..

Récit de voyage rédigé par Béatrice Monge

Lire une suite …et aller vers l’oasis de Ksar Ghilane..

Récit de voyage centr d'accompagnement en francais
Le grand erg oriental, couleurs chatoyantes de fin de journée

L’argumentation indirecte posée en question de dissertation : premiers éléments

La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d’une problématique littéraire issue du programme de français.
Le sujet de la dissertation peut vous demander par exemple d’étayer (plan analytique), de réfuter (plan dialectique) ou de donner votre opinion sur un point de vue. Le sujet peut également se présenter sous la forme d’une question (plan thématique).
Nous allons nous intéresser au plan thématique avec cette question :
Quel est selon vous, l’intérêt d’argumenter de façon indirecte, par exemple à l’aide de récits imagés ?
C’est donc une question brève qui appelle une réponse argumentée.
  • Soulignez les mots importants sur votre brouillon : intérêt, façon indirecte, récits imagés !
  1. Vous pouvez déjà vous poser des questions sur chaque mot-clef : l’intérêt, c’est-à-dire ce qui est utile, avantageux, ce qui convient, ce qui importe ou ce qui charme, qui captive par l’attention.
  2. Nous pouvons ainsi commencer à dégager quelques intérêts :

La nécessité pour éviter la censure, la volonté de ne pas choquer le lecteur, être plus efficace pour mieux persuader, utiliser une forme plaisante de récit, l’envie d’instruire et de plaire en même temps, éduquer le lecteur, imposer une réflexion plus ou moins approfondie, avoir recours à différentes formes d’humour (satire, ironie,), présenter un intérêt littéraire et philosophique et esthétique.

  1. L’argumentation indirecte est une argumentation est une argumentation masquée  ou détournée qui emprunte les ressorts de la fiction  pour délivrer un message ou une leçon. c’est le cas de :
  •  Des fables de la Fontaine (ses personnages sont souvent des animaux),

  •  Du  conte philosophique (Candide, Zadig, Micromégas de Voltaire)

  • D’autres apologues : la parabole (enseignements chrétiens imagés, l’utopie de Thomas More qui évoque un lieu imaginaire, certains romans comme la ferme des animaux de G. Orwell ou la peste de A. Camus ou le théâtre de Marivaux avec l’île aux esclaves.

Pour lire une analyse de candide ou l’optimisme, suivre ce lien !

Si vous souhaitez des informations supplémentaires, n’hésitez pas  à m’envoyer un message :